La Républicaine, ou chant républicain

Les paroles de notre hymne ne reflettent plus les valeurs de notre République. Le chant de la Nation doit prendre sa forme dans les symboles de la démocratie : liberté, égalité, fraternité. Blog géré par l'association La nouvelle Marseillaise.

01 février 2009

Présentation du blog

 

image_pr_sentation_blog


Chant républicain, nouvelle Marseillaise

 

Posté par hymne francais à 01:57 - présentation du blog - Commentaires [0] - Permalien [#]

02 février 2009

Argumentaire

drapeauanim     Argumentaire      drapeauanim

victoire

Cliquez sur le lien ci-dessous pour entendre la Marseillaise officielle

Marseillaise_officielle

Les paroles révolutionnaires de La Marseillaise apparaissent en décalage avec la réalité politique de la France, tant au plan interne qu’au niveau de sa politique extérieure.

Depuis plusieurs décennies, nos gouvernements essaient de se positionner en leaders démocratiques, faisant campagne pour les droits de l’Homme et la paix.

Cette discordance entre les paroles d’un hymne national, -censé représenter l’état d’esprit de la nation qui le chante-, et le comportement de celle-ci sur le terrain, n’est plus acceptable.

Cette proposition de refonte de l’hymne national est fondée sur quelques réflexions :

1- La Marseillaise est trop ancrée dans l’esprit des Français pour envisager de réinventer un hymne complètement différent. En conséquence, doivent être conservées :
- La musique, pour son dynamisme et sa force émotionnelle propre à soulever l’enthousiasme national.
- La musicalité des mots du refrain et de la première strophe, pour ne pas être rejetés d’emblée par les Français, plus spécialement ceux qui ont vibré et souffert au nom de ce chant national.

2 - Ce qui doit évoluer est essentiellement l’esprit du message, pour l’harmoniser avec les valeurs humaines actuelles. Ce changement n’est en rien le reflet d’une versatilité due à un effet de mode. Il est une adaptation à l’évolution éthique de notre Nation.
Grâce aux combats de nos anciens, la paix s’est installée sur la France et l’Europe. Cette volonté de paix doit aussi s’affirmer dans nos propos et notre chant, même face aux nouveaux ennemis de la République.
Des paroles de haine génèrent la guerre. Un chant de paix peut contribuer à désamorcer une bombe.

Ce blog représente

1) une partie historique, démontrant que cette envie de réforme des paroles de notre hymne national n'est pas nouvelle du tout. De grands auteurs ont déjà fait des propositions constructives. D'autres ont utilisé, à tort, cet hymne pour s'en approprier la force. Certains autres, moins sérieux, l'ont tourné en dérision, avec des versions gaillardes ou comiques. Nous avons fait le choix, pour rester crédibles dans notre démarche, de ne présenter sur ce blog que les versions historiques respectueuses.

2) Des propositions modernes offrant des versions mettant en valeurs les fondements de la République, les droits de l'Homme et la paix. Certains auteurs sont inconnus, mais tous ont le même besoin d'évolution des paroles, tout en respectant la force du symbole.

Nous sommes conscients des problèmes à surmonter pour réformer une telle institution, tant au plan constitutionnel que médiatique. Cette réforme doit être comprise de tous et générer un grand débat national. Chaque Français désireux de voir cette évolution se concrétiser peut agir à travers notre association « La Nouvelle Marseillaise ». Chaque élu, peut initier, par sa fonction, un mouvement favorisant cette évolution.

Changer les mentalités demande beaucoup d’énergie, de temps et d’opiniâtreté.

Vous pouvez, à votre niveau, agir dans ce sens. Le but de notre démarche est de collecter des témoignages d’adhésion à cette cause, pour présenter à nos dirigeants un dossier complet représentatif de l’esprit de la Nation.

Il est nécesssaire d'ouvrir un vrai débat, où chacun pourra exprimer sa sensibilité.

..........................

bandeau_de_liaison_blog

Posté par hymne francais à 16:24 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Projet de Christian Guillet

La Républicaine, ou chant républicain 

 

Les paroles révolutionnaires de La Marseillaise apparaissent en décalage avec la réalité politique de la France, tant au plan interne qu’au niveau de sa politique extérieure.

Depuis plusieurs décennies, nos gouvernements essaient de se positionner en leaders démocratiques, faisant campagne pour les droits de l’Homme et la paix.

Cette discordance entre les paroles d’un hymne national, -censé représenter l’état d’esprit de la nation qui le chante-, et le comportement de celle-ci sur le terrain, n’est plus acceptable.

Cette proposition de refonte de l’hymne national est fondée sur quelques réflexions :

1- La Marseillaise est trop ancrée dans l’esprit des Français pour envisager de réinventer un hymne complètement différent. En conséquence, doivent être conservées :

* La musique, pour son dynamisme et sa force émotionnelle propre à soulever l’enthousiasme national.

* La musicalité des mots du refrain et de la première strophe, pour ne pas être rejetés d’emblée par les Français, plus spécialement ceux qui ont vibré et souffert au nom de ce chant national.

2 - Ce qui doit évoluer est essentiellement l’esprit du message, pour l’harmoniser avec les valeurs humaines actuelles. Ce changement n’est en rien le reflet d’une versatilité due à un effet de mode. Il est une adaptation à l’évolution historique de notre nation.

Grâce aux combats de nos anciens, la paix s’est installée sur la France et l’Europe. Cette volonté de paix doit aussi s’affirmer dans nos propos et notre chant, même face aux nouveaux ennemis de la République.

Des paroles de haine génèrent la guerre. Un chant de paix peut contribuer à désamorcer une bombe.  

3- Les thèmes développés par l’auteur représentent les quatre piliers de la République :  

La Paix - la Liberté - l’Egalité - la Fraternité.  

La paix est le leitmotiv du refrain. Liberté, égalité, fraternité sont volontairement répétées dans leur strophe.  

Le symbole du drapeau, exprimé diversement dans chaque strophe, sert de point de convergence sur l’unité nationale.

Ces quatre strophes suffisent, dans la mesure où l’esprit ne retient bien que l’essentiel. Il est préférable de chanter l’hymne national complet, (environ quatre minutes), surtout pour enseigner à nos enfants les valeurs républicaines que nous souhaitons leur transmettre.  

Ces quatre thèmes sont assez universels pour ne pas vieillir ni devenir obsolètes au bout de quelques années. Voir dans le texte de Rouget de Lisle le paragraphe sur monsieur Bouillé devenu totalement hors sujet de nos jours.

Le style de l’ensemble est volontairement simple pour être éloquent à tous et rendre le texte facile à mémoriser.  

 

En conclusion, si l’on respecte la musicalité des phrases fondamentales et que l’on adapte le fond pour l’harmoniser avec les valeurs modernes de la République, ce nouvel hymne sera plus facilement accepté et beaucoup plus représentatif de l’esprit national.

L’auteur est conscient des problèmes à surmonter pour réformer une telle institution, tant au plan constitutionnel que médiatique. Cette réforme doit être comprise de tous et générer un grand débat national. Chaque Français désireux de voir cette évolution se concrétiser peut agir à travers notre association « La Nouvelle Marseillaise ».Chaque élu, peut initier, à son niveau, un mouvement favorisant cette évolution.

Changer les mentalités demande beaucoup d’énergie, de temps et d’opiniâtreté.

Vous pouvez, à votre niveau, agir dans ce sens. Le but de notre démarche est de collecter des témoignages d’adhésion à cette cause, pour présenter à nos dirigeants un dossier complet représentatif  de l’esprit de la Nation.

De plus, la carrière de l’auteur pourra contribuer à limiter les réactions négatives de certaines franges trop conservatrices.  

 


Vers un patriotisme nouveau.

 

 
Dans les périodes de guerres passées, les États valorisaient le patriotisme guerrier, parce qu'il fallait protéger les frontières des envahisseurs ou favoriser l'expansion territoriale. Les dirigeants de l'époque stigmatisaient l'esprit de sacrifice pour motiver la troupe, (qui a rarement l'envie spontanée d'aller se faire tuer, d'où le Chant du Rhin). Ce patriotisme se fondait sur la peur, la haine de l'autre, le repliement sur nos intérêts nationaux.

Les gouvernements créaient des héros pour servir d'exemples et faire office de motrice au train de la troupe. Il fallait sauver la France. Celui qui n'avait pas cet enthousiasme guerrier était banni.
Le patriotisme était obligatoire, parce que vital. Au nom du sentiment national, des millions d'hommes de tous pays ont donné leur vie, souvent de façon héroïque, même s'ils sont restés anonymes.

Nous sommes leurs descendants. Nous ne pouvons qu'admirer ce courage et cet esprit de sacrifice.
Nous devons les honorer pour la paix qu'ils nous ont offerte et la prospérité qu'elle génère.

Aujourd'hui, sans la nécessité du sang versé, quel est notre patriotisme ?
Faudrait-il vivre obligatoirement dans la peur et la haine de l'autre pour se sentir patriote ?
Au regard des valeurs passées, on pourrait le supposer.

Mais,
Si nous acceptions de faire évoluer cette notion, pour la mettre en adéquation avec nos principes démocratiques actuels, alors, elle prendrait un sens plus riche.
La Marseillaise aura toujours la force d'avoir porté le symbole de la Révolution, pour ce qu'elle a engendré de positif. Trois mots qui ne reflètent pas la Révolution, mais en sont les fruits :

Liberté, Égalité, Fraternité. 

Si la révolution sanguinaire était un passage obligé, elle n'est pas forcément un élément admirable de notre histoire. Humainement, la Terreur n'a rien de glorieux. On peut l'envisager comme un mal nécessaire qui aura fait grandir cette nouvelle société, vers les valeurs sublimes qu'elle nous a laissées :

 
Liberté, Égalité, Fraternité.

 
Que ces trois piliers de la République deviennent les fondements de notre patriotisme moderne.
Tout reste à faire, pour que nos descendants soient fiers de leurs aïeuls. 


Un pays sans croissance, entre en récession.
Une nation qui ne sait plus inventer son futur tombe en décadence.

 
En 1789, les Français ont été les premiers, à savoir imaginer une autre forme d'État, une autre gouvernance. Admirons-les !
Les « Sans-culotte » ont fait preuve de courage. Ils ont su remettre en cause des principes, même supposés être de droit divins. Cela demande de la pugnacité, de la créativité et de l'enthousiasme.
Rester dans les valeurs du passé, toutes exceptionnelles qu'elles soient, c'est nier l'esprit novateur de la Révolution.

Quel paradoxe !
Comment souhaiter conserver la Marseillaise, au nom de la Révolution, alors que le principe même de cette révolution était d'innover.
Nous sommes les descendants de ces révolutionnaires!
Pourquoi accepterions-nous cet esprit passéiste ?
Il nous appartient d'écrire les pages de l'Histoire de demain.

Nos troupes, sur les théâtres d'opération extérieures, seraient fières de chanter un hymne national qui leur correspond. Fières de transmettre, à l'étranger, des paroles de paix et de fraternité, puisqu'aujourd'hui leurs missions sont essentiellement tournées vers l'humanitaire et le soutient aux peuples en recherche
de démocratie.


Comme en 1789, soyons des modèles pour le monde.
Nous avons le devoir de faire de notre hymne national
un « chant républicain » moderne,

fondé sur les trois piliers de la République :


Liberté, Égalité, Fraternité.

 

 

Texte proposé

Chant républicain


Chant républicain, nouvelle Marseillaise

strophe_1

strophe_3strophe_4 

strophe_2

 

 

Christian_Guillet_2011       Auteur :

       Christian Guillet

       24, rue d’Orognen

       64190 Dognen

 

       mailto:christian-guillet@neuf.fr

      

       mailto:la.republicaine@live.fr

 

 

Né le 3 juillet 1949, à Nantes

Nationalité française

Grand-père et père sous-officiers dans l’armée de terre.

Breveté sergent pilote de liaison en 1970.

Instructeur en vol à Salon-de-Provence de 1971 à 1979

De 1979 à 1991, pilote présentateur à l’Équipe de voltige de l’armée de l’air

(compétitions et meetings aériens sur Cap 20 et Cap 230)

Assure parallèlement le rôle de conseiller technique auprès des médias.

 

Mai 1991: congé du Personnel navigant au grade de capitaine.

1991 à 1993 : pigiste pour des journaux aéronautiques.

1992 : instructeur -pilote de réserve- sur Cap 10 et Epsilon, à l’École de l’air.

1993 : création d’une société de communication orientée sur l’édition.

            (Magazine de l’École de l’air, brochures touristiques, albums aéronautiques).

1995 : termine sa fonction de pilote-réserviste au grade de commandant.

Médaille de l’Aéronautique,

Ordre national du mérite.


Auteur de deux albums sur la Patrouille de France :

- La Passion du ciel, édité par Solar en 1993. (140 pages)

- Panache dans l’azur, édité par Addim en 1998. (160 pages)

 

Aucun engagement politique ni syndical.


S’il y a un auteur pour le texte, il faudra, par contre,
des milliers de Français partageant cette idée

pour que le projet devienne crédible

aux yeux de nos dirigeants.

Cette réforme dépasse les clivages

politiques ou partisans.

Elle doit refléter l’esprit de la Nation

et seulement cela.

Nous avons besoin de votre soutien concret.

Association « La Nouvelle Marseillaise »

24, rue d’Orognen 64190 Dognen

 

mailto:la.republicaine@live.fr

http://www.lanouvellemarseillaise.org/

 

 

 

----------------------------

 

 

bandeau_de_liaison_blog

 

Posté par hymne francais à 16:35 - Projet de Christian Guillet - Commentaires [1] - Permalien [#]

19 février 2009

version d'André Breton

                         La Franceillaise

 

Courage, citoyens !

Formons notre avenir !

Cherchons ! Cherchons !

Que nos espoirs conduisent nos sillons !

Allons enfants de la patrie,
Le jour d'y croire est arrivé !
De notre grande Europe amie,
L'étendard rassemblant est levé. (bis)
Et dans les villes et les campagnes,
Unies dans leurs diversité,
Va fleurir la fraternité.
Regardez ! Tout le monde y gagne.  

Courage, citoyens !

Formons notre avenir !

Cherchons ! Cherchons !

Que nos espoirs conduisent nos sillons !

Honneur sacré de la patrie,
Chasse la misère et ses rancœurs !
Liberté, liberté chérie,
Relie les mains, relie les cœurs ! (bis)
Egalité, fraternité
Chantez votre joli message !
Que partout, la joie du partage
Illumine la société !

Refrain
 

Allons, joli pays de France,
Regarde, écoute tes amis !
Donne à chacun toute sa chance
A vivre fièrement sa vie ! (bis)
Et, tous ensemble, solidaires,
Nous unirons nos compétences,
Le respect et la bienveillance,
Pour le bien de la France entière !

 Refrain

 Société, ouvre tes barrières !
Et partout, fais toi solidaire !
Semons en l'art et la manière,
Tous aussi bien, tous aussi fiers ! (bis)
Ami, viens et dis toi bien !
Nous créerons un monde meilleur,
Quand chacun mettra tout son cœur
A y vivre en bon citoyen.

 Refrain

 Citoyenne ou citoyen,
Dis-toi bien comme ça serait bien !
Dis-toi bien comme ça sera bien
Si l'on s'y met tous plein d'entrain !
Oui, tous ensemble plein d'entrain,
Et contre la précarité,
Nous formerons le joli train,
Le joli train de l'amitié.
Que tout le monde s'y engage !
Il contient tous nos beaux espoirs,
Mais aussi tous nos vrais devoirs !
Mettons y tout notre courage ! 

André Breton

 

 

--------------------------

.

 

 

 

bandeau_de_liaison_blog

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté par hymne francais à 21:32 - version d'André Breton - Commentaires [0] - Permalien [#]

version Annie Loyau

CHANT CITOYEN

Allons ensemble, allez la France,
Chanter et croire en l'avenir.
Concilions la joie, l'espérance,
Pour des temps sans guerre à venir (bis).
Entendez-vous ce coeur qui bat,
Dans nos cités et nos campagnes,
En un branle-bas de combat :
Cet espoir déplaçant des montagnes !

Partageons les fruits de la terre,
En un geste d'humanité.
Liberté, liberté chérie,
Vers toi tendent tous nos espoirs (bis).
Ajoutons au bleu de l'Histoire,
De la terre et des océans,
Le rouge d'une saine victoire,
Le vert des espaces et le blanc.

En avant citoyens
Redressez-vous enfin.
Marchons, marchons,

Main dans la main,

Aujourd'hui et demain.

Annie Loyau

bandeau_de_liaison_blog

Posté par hymne francais à 21:35 - version Annie Loyau - Commentaires [0] - Permalien [#]

version officielle

masque_guerre

Texte officiel

Allons enfants de la Patrie
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie
L'étendard sanglant est levé
Entendez-vous dans nos campagnes
Mugir ces féroces soldats?
Ils viennent jusque dans vos bras.
Égorger vos fils, vos compagnes!

Aux armes citoyens
Formez vos bataillons
Marchons, marchons
Qu'un sang impur
Abreuve nos sillons

Que veut cette horde d'esclaves
De traîtres, de rois conjurés?
Pour qui ces ignobles entraves
Ces fers dès longtemps préparés?
Français, pour nous, ah! quel outrage
Quels transports il doit exciter?
C'est nous qu'on ose méditer
De rendre à l'antique esclavage!

Quoi ces cohortes étrangères!
Feraient la loi dans nos foyers!
Quoi! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fils guerriers!
Grand Dieu! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres des destinées.

Tremblez, tyrans et vous perfides
L'opprobre de tous les partis
Tremblez! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leurs prix!
Tout est soldat pour vous combattre
S'ils tombent, nos jeunes héros
La France en produit de nouveaux,
Contre vous tout prêts à se battre.

Français, en guerriers magnanimes
Portez ou retenez vos coups!
Épargnez ces tristes victimes
À regret s'armant contre nous
Mais ces despotes sanguinaires
Mais ces complices de Bouillé
Tous ces tigres qui, sans pitié
Déchirent le sein de leur mère!

Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n'y seront plus
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre!

Amour sacré de la Patrie
Conduis, soutiens nos bras vengeurs
Liberté, Liberté chérie
Combats avec tes défenseurs!
Sous nos drapeaux, que la victoire
Accoure à tes mâles accents
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire!

bandeau_de_liaison_blog

Posté par hymne francais à 21:47 - Version officielle - Commentaires [0] - Permalien [#]

Quelques hymes étrangers qui ont évolués


Petit tour du monde des hymnes étrangers

La comparaison des hymnes étrangers montre qu'aux paroles souvent guerrières de certains pays ont succédé dans les nations créées depuis 1945 des hymnes qui sont en général davantage porteurs de valeurs humanistes et pacifiques.

On trouvera la plupart des textes sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Hymne_national,

et les musiques et partitions sur   http://www.lexilogos.com/hymnes.htm ou
http://www.csdraveurs.qc.ca/musique/repertoire/hymnes/hymnes_nationaux.htm

Le rapide survol ci-dessous s'attache davantage aux hymnes qui ont une particularité historique, et notamment ceux qui ont évolué, pour de multiples raisons.

Afrique du Sud Depuis 1997, l'hymne national est la combinaison de l'ancien hymne national adopté en 1927, Die Stem van Suid Afrika avec le populaire chant africain adopté par les mouvements anti-apartheid, Nkosi Sikelel' iAfrika.
Cette combinaison des deux hymnes, qui s'avère être très appréciée des Sud-Africains, a joué un rôle important dans l'unification de la nation.
.

Que Dieu bénisse l'Afrique,

Puisse sa corne s'élever vers les cieux,
Que Dieu entende nos prières

Et nous bénisse, nous ses enfants d'Afrique.

Que Dieu bénisse notre nation,

Et qu'il supprime toute guerre et toute souffrance,

Préservez, préservez notre nation,
Préservez notre nation sud-africaine, l'Afrique du Sud.
Résonnant depuis nos cieux d'azur,

Et nos mers profondes,
Au-delà de nos monts éternels

Où rebondit l'écho.
Retentit l'appel à l'unité,

Et c'est unis que nous serons,
Vivons et luttons pour que la liberté triomphe

En Afrique du Sud, notre nation.

.

..............................................

Heinrich Hoffmann en 1841   sur une musique de Joseph Haydn. La première ligne Deutschland, Deutschland über alles, über alles in der Welt était alors comprise comme un appel aux souverains allemands à mettre de côté leurs querelles et à concentrer leurs efforts pour créer une Allemagne unie (avec parfois aussi une connotation révolutionnaire et libérale)

Allemagne : le Deutschlandlied fut écrit par

Elle fut réinterprétée par les nazis comme : L'Allemagne doit dominer le monde, avec une idée d'annexion, qui allait entraîner la Seconde Guerre mondiale

En 1952, la république Fédérale Allemande décida de ne conserver comme hymne national que le 3ème couplet, beaucoup plus pacifique :

Unité et Justice et Liberté pour la Patrie Allemande.

Tendons tous vers cela, fraternellement, avec le coeur et la main (ouverts).
Unité et Justice et Liberté sont les fondements du bonheur.
Fleuris dans l'éclat de ce bonheur, Fleuris, Patrie Allemande! (bis)

...............................

Belgique :   la "Brabançonne" a été écrite en 1830, pendant la guerre d'indépendance de la Belgique contre les Pays-Bas, par Louis-Alexandre Dechet, dit Jenneval, Français né a Lyon en 1801. Celui-ci se produisait comme acteur à Bruxelles, quand y éclata la Révolution, le 25 août 1830. Engagé dans l'armée des autonomistes, il y trouva la mort, laissant sa poésie à la nation. François Van Campenhout, violoniste au même théâtre, composa la musique et donna à l'ensemble le titre de la "Brabançonne" en souvenir de l'ancien duché de Brabant auquel appartenait la ville de Bruxelles.

Le premier couplet était ainsi libellé:

Qui l'aurait cru?... De l'arbitraire

Consacrant les affreux projets,
Sur nous, de l'airain militaire,
Un prince a lancé les boulets.
C'en est fait! Oui, Belges, tout change.
Avec Nassau, plus d'indigne traité!
La mitraille a brisé l'orange
Sur l'arbre de la liberté.

Comme on trouvait le texte assez médiocre, et trop belliqueux, il fut réécrit en 1860 par le Premier ministre lui-même, Charles Rogier, qui avait joué un rôle important pendant la Révolution. Il devînt chant national en 1926. Mais seul le troisième et dernier couplet a été retenu pour les cérémonies officielles:

A toi notre sang, O patrie,

Nous le jurons tous : tu vivras.
Tu vivras, toujours grande et belle,
Et ton invincible unité
Aura pour devise immortelle:
Le Roi, la Loi, la Liberté.

.......................................

Égypte : Bilady, Bilady, Bilady (Ma patrie, ma patrie, ma patrie), hymne adopté en 1979, a été écrit et composé par Sayed Darwish (1892-1923). L'Egypte aurait profité de la modification du tempo initié par Valéry Giscard d'Estaing pour la Marseillaise, pour faire adopter ce changement.

Mon pays, mon pays, mon pays

Tu as mon amour, et tu as mon cœur
Mon pays, mon pays, mon pays
Tu as mon amour, et tu as mon cœur
(Ô) Égypte, la mère des pays
Tu es mon but et ce que je désire
Et tous les gens se doivent de désirer
Combien de mains à ton Nil.

Espagne : L'hymne national Espagnol est "la marcha réal". Sous Alphonse XIII, puis sous Franco, des paroles ont été ajoutées mais jamais officialisées. Avec l'hymne à la joie Européen, c'est à notre connaissance le seul hymne qui ne comporte pas de paroles.

Inde et Pakistan : Fait exceptionnel, ces deux pays ont un hymne écrit par un même homme : Rabindranath Tagore (prix nobel de littérature en 1913)

Jana Gana Mana, écrit et composé en 1911   est l'hymne national de l'Union indienne, adopté par l'Assemblée constituante, le 24 janvier 1950.

«Tu es le souverain des âmes du peuple,
Toi qui diriges le destin de l'Inde !
Ton nom réveille dans le cœur du Panjab, du Sindh, du Gujarat,
du Mahârashtra, du Dravida, de l'Orissa et du Bengale !
Il résonne dans les montagnes des Vindhyas et des Himâlayas,
Se fond dans la musique de la Yamouna et de la Ganga
Et est chanté par les vagues de l'Océan Indien !
Ils prient pour avoir Ta bénédiction et chantent Tes louanges,
Le salut du peuple est dans Tes mains !
Tu es le souverain des âmes du peuple,
Tu es Celui qui dirige le destin de l'Inde !
Victoire, victoire, victoire à toi.»

Amar Shona Bangla (Mon Bengale doré) est l'hymne du Bangladesh musulman.

Mon Bengale doré, je t'aime

Tes cieux, ton air font toujours chanter
Comme une flûte mon cœur.
Au mois de Phagoun, ô ma mère,
Le parfum de tes manguiers
Me transporte de joie,
Ah, quel vertige!
Au mois d'agrahan, ô ma mère,
Dans les champs dorés,
J'ai vu de doux sourires, tout être recouvert!
Ah, quel «antchal» de beauté, d'ombres, d'affection
Et de tendresse.
As-tu étendu au pied des banians et le long des rives!
Ô ma mère, les paroles de tes lèvres
Sont du nectar à mes oreilles!
Ah, quel vertige!,
Si la tristesse, ô ma mère, jette son voile sur ton visage,
Mes yeux se remplissent de larmes!

Royaume Uni : Il n'y a pas d'hymne national officiel, mais le God Save the Queen (ou King – selon l’individu régnant) possède une longue histoire d'usage dans cette fonction et est utilisé par le gouvernement comme hymne national.

Avec la Marseillaise, c'est l'hymne le plus connu au monde, et c'est en suivant son modèle que les autres pays européens au 19ème ou 20ème siècle se sont doté d'un hymne national. Plusieurs pays du Commonwealth

le reconnaissent encore en tant qu'hymne royal.

L'ancêtre de God save the King   est la chanson "Grand Dieu sauve le Roi", écrite par la duchesse de Brinon et mise en musique par Lully, pour célébrer la guérison de Louis XIV d'un problème de fistules, en 1686.
Traduite en latin "Domine, salvum fac regem" elle devient l'hymne royal français jusqu'en 1792. Lorsque le catholique Roi
Jacques II d'Angleterre (Roi Jacques VII d'Ecosse) vient vivre à Saint-Germain-en-Laye, après sa déposition par son gendre protestant Guillaume d'Orange, il prendra connaissance de ce motet. Plus tard, ses partisans débarqueront en Angleterre en chantant cet hymne en son honneur. C'est après la bataille de Culloden, qui voit la fin des espoirs des Stuart de remonter sur le trône anglais, que les Hanovre, victorieux, adopteront cet air comme hymne royal britannique.

Dieu protège la reine
De sa main souveraine !
Vive la reine!
Qu'un règne glorieux,
Long et victorieux
Rende son peuple heureux.
Vive la reine !


Russie : L'hymne national de l'URSS a été composé par Aleksandr Alexandrov et les paroles écrites par Sergeï Mikhalkov en 1944. Le texte fut révisé en 1977 pour y éliminer la référence à la grande guerre patriotique et donc à Staline.

Cet hymne fut abandonné par B. Eltsine lors de l'éclatement de l'URSS mais resta dans le coeur des russes comme leur véritable hymne.
Il redevient l'hymne de la
Fédération de Russie en 2000 avec de nouvelles paroles toujours écrites par Sergeï Mikhalkov alors âgé de 87 ans !

Russie est notre sainte puissance,

Russie est notre pays bien aimé.
Une volonté puissante, une immense gloire,
Sont tes attributs pour toujours.
Sois glorieuse, notre libre Patrie,
Alliance éternelle des peuples frères!
A travers nos ancêtres, porteuse de la sagesse du peuple!
Sois glorieux, notre pays! Nous sommes fiers de toi!

RWANDA : Les députés ont adopté le 7 novembre 2001 le texte d'un nouvel hymne national qui supprime toute référence aux ethnies du pays.
Le nouveau texte comprend quatre couplets chacun avec un message précis.

Le premier couplet exalte la beauté du Rwanda, le deuxième loue certaines valeurs positives de la culture rwandaise, le troisième évoque les grandes dates de l'histoire du Rwanda et le dernier chante la détermination des Rwandais à servir vaillamment leur patrie.

Rwanda, notre beau et cher pays

Paré de collines, de lacs et de volcans
Mère-patrie, sois toujours comblée de bonheur
Nous tous tes enfants : Abanyarwanda
Chantons ton éclat et proclamons tes hauts faits
Toi, Giron maternel de nous tous
Sois à jamais admiré, prospère et couvert d’éloges.



Suisse : «C'est une parlementaire socialiste qui, soutenue par 39 de ses pairs, a déposé une motion auprès du Conseil national afin de modifier l'hymne patriote, le Cantique suisse, qu'elle juge désuet, patriarcal, peu compréhensible et trop religieux. «C'est un psaume écrit par un abbé au XIXe siècle». Il se conclut par ce cri : «Suisse, espère en Dieu toujours ! Vis la foi de tes aïeux, vis comme eux! […]» Toute la première semaine d'août, la radio TBS 1 a proposé un grand concours de nouvelles versions du chant national, avec vote des auditeurs.» (L'Express du 15/08/2005)

Annonce un brillant réveil,
Et prédit d'un plus beau jour le retour,
Les beautés de la patrie
Parlent à l'âme attendrie;
Au ciel montent plus joyeux
Les accents d'un cœur pieux,
Les accents émus d'un cœur pieux.

Vietnam : Tien Quân Ca (Marche vers le Front) a été adopté officiellement en 1946. Comme la Marseillaise, (avec qui il a plusieurs idées en commun), il fait partie des hymnes les plus violents, ce qui est rare pour un pays créé après 1945.

Soldats vietnamiens avancent,
Mus par une même volonté sauver la patrie.
Nos pas redoublés sonnent sur la route longue et rude.
Notre drapeau, qui se teint du sang de la victoire,
Porte l'âme de la nation.
Le lointain grondement des canons rythme
Les accents de notre marche.
Le chemin de la gloire se pave de cadavres ennemis.
Triomphant des difficultés, ensemble,
Nous édifions nos bases de résistance.
Jurons de lutter sans répit pour la cause du peuple.
Courons vers le champ de bataille!
En avant! Tous ensemble, en avant!
Notre patrie vietnamienne est solide et durable.

.

.

bandeau_de_liaison_blog

 

Posté par hymne francais à 22:08 - quelques hymnes étrangers qui ont évolué - Commentaires [0] - Permalien [#]

Hymne de Lamartine

Alphonse de Lamartine

1790 - 1869

1848, Ministre des Affaires étrangères

Chef du Gouvernement de la Seconde République

Poète, écrivain.

http://www.lamartine.com/

lamartine_tableau Tableau de Decaisne, musée de Mâcon

Roule libre et superbe entre tes larges rives,
Rhin, Nil de l’Occident, coupe des nations !
Et des peuples assis qui boivent tes eaux vives
Emporte les défis et les ambitions !
Il ne tachera plus le cristal de ton onde,
Le sang rouge du Franc, le sang bleu du Germain;
Ils ne crouleront plus sous le caisson qui gronde,
Ces ponts qu’un peuple à l’autre étend comme une main!
Les bombes et l’obus, arc-en-ciel des batailles,
Ne viendront plus s’éteindre en sifflant sur tes bords?;
L’enfant ne verra plus, du haut de tes murailles,
Flotter ces poitrails blonds qui perdent leurs entrailles,
Ni sortir des flots ces bras morts? !

Roule libre et limpide, en répétant l’image
De tes vieux forts verdis sous leurs lierres épais,
Qui froncent tes rochers, comme un dernier nuage
Fronce encor les sourcils sur un visage en paix? !
Ces navires vivants dont la vapeur est l’âme
Déploieront sur ton cours la crinière du feu? ;
L’écume à coups pressés jaillira sous la rame ;
La fumée en courant lèchera ton ciel bleu.
Le chant des passagers, que ton doux roulis berce,
Des sept langues d’Europe étourdira tes flots,
Les uns tendant leurs mains avides de commerce,
Les autres allant voir, aux monts où Dieu te verse,
Dans quel nid le fleuve est éclos.

Roule libre et béni? ! Ce Dieu qui fond la voûte
Où la main d’un enfant pourrait te contenir,
Ne grossit pas ainsi ta merveilleuse goutte
Pour diviser ses fils, mais pour les réunir? !
Pourquoi nous disputer la montagne ou la plaine? ?
Notre tente est légère, un vent va l’enlever? ;
La table où nous rompons le pain est encor pleine,
Que la mort, par nos noms, nous dit de nous lever? !
Quand le sillon finit, le soc le multiplie ;
Aucun œil du soleil ne tarit les rayons ;
Sous le flot des épis la terre inculte plie :
Le linceul, pour couvrir la race ensevelie,
Manque-t-il donc aux nations ?

Roule libre et splendide à travers nos ruines,
Fleuve d’Arminius, du Gaulois, du Germain? !
Charlemagne et César, campés sur tes collines,
T’ont bu sans t’épuiser dans le creux de leur main.
Et pourquoi nous haïr, et mettre entre les races
Ces bornes ou ces eaux qu’abhorre l’œil de Dieu? ?
De frontières au ciel voyons-nous quelques traces? ?
Sa voûte a-t-elle un mur, une borne, un milieu? ?
Nations, mot pompeux pour dire barbarie,
L’amour s’arrête-t-il où s’arrêtent vos pas? ?
Déchirez ces drapeaux?; une autre voix vous crie :
«?L’égoïsme et la haine ont seuls une patrie ;
La fraternité n’en a pas? ! ?»

Roule libre et royal entre nous tous, ô fleuve !
Et ne t’informe pas, dans ton cours fécondant,
Si ceux que ton flot porte ou que ton urne abreuve
Regardent sur tes bords l’aurore ou l’occident.
Ce ne sont plus des mers, des degrés, des rivières,
Qui bornent l’héritage entre l’humanité? :
Les bornes des esprits sont leurs seules frontières? ;
Le monde en s’éclairant s’élève à l’unité.
Ma patrie est partout où rayonne la France,
Où son génie éclate aux regards éblouis !
Chacun est du climat de son intelligence? ;
Je suis concitoyen de tout homme qui pense? :
La vérité, c’est mon pays? !

Roule libre et paisible entre ces fortes races
Dont ton flot frémissant trempa l’âme et l’acier,
Et que leur vieux courroux, dans le lit que tu traces,
Fonde au soleil du siècle avec l’eau du glacier?!
Vivent les noble fils de la grave Allemagne? !
Le sang-froid de leurs fronts couvre un foyer ardent?;
Chevaliers tombés rois des mains de Charlemagne,
Leurs chefs sont les Nestors des conseils d’Occident.
Leur langue a les grands plis du manteau d’une reine,
La pensée y descend dans un vague profond? ;
Leur cœur sûr est semblable au puits de la sirène,
Où tout ce que l’on jette, amour, bienfait ou haine,
Ne remonte jamais du fond.

Roule libre et fidèle entre tes nobles arches,
Ô fleuve féodal, calme mais indompté? !
Verdis le sceptre aimé de tes rois patriarches :
Le joug que l’on choisit est encor liberté.
Et vivent les essaims de la ruche de France,
Avant-garde de Dieu, qui devancent ses pas !
Comme des voyageurs qui vivent d’espérance,
Ils vont semant la terre, et ne moissonnent pas?.?.?.
Le sol qu’ils ont touché germe fécond et libre?;
Ils sauvent sans salaire, ils blessent sans remord?:
Fiers enfants, de leur cœur l’impatiente fibre
Est la corde de l’arc où toujours leur main vibre
Pour lancer l’idée ou la mort? !

Roule libre, et bénis ces deux sangs dans ta course ;
Souviens-toi pour eux tous de la main d’où tu sors :
L’aigle et le fier taureau boivent l’onde à ta source ;
Que l’homme approche l’homme, et qu’il boive aux deux bords !
Amis, voyez là-bas? ! - La terre est grande et plane? !
L’Orient délaissé s’y déroule au soleil? ;
L’espace y lasse en vain la lente caravane,
La solitude y dort son immense sommeil !
Là, des peuples taris ont laissé leurs lits vides? ;
Là, d’empires poudreux les sillons sont couverts :
Là, comme un stylet d’or, l’ombre des Pyramides
Mesure l’heure morte à des sables livides
Sur le cadran nu des déserts? !

Roule libre à ces mers où va mourir l’Euphrate,
Des artères du globe enlace le réseau? ;
Rends l’herbe et la toison à cette glèbe ingrate? :
Que l’homme soit un peuple et les fleuves une eau !
Débordement armé des nations trop pleines,
Au souffle de l’aurore envolés les premiers,
Jettons les blonds essaims des familles humaines
Autour des nœuds du cèdre et du tronc des palmiers !
Allons, comme Joseph, comme ses onze frères,
Vers les limons du Nil que labourait Apis,
Trouvant de leurs sillons les moissons trop légères,
S’en allèrent jadis aux terres étrangères
Et revinrent courbés d’épis !

Roule libre, et descends des Alpes étoilées
L’arbre pyramidal pour nous tailler nos mâts,
Et le chanvre et le lin de tes grasses vallées ;
Tes sapins sont les ponts qui joignent les climats.
Allons-y, mais sans perdre un frère dans la marche,
Sans vendre à l’oppresseur un peuple gémissant,
Sans montrer au retour aux yeux du patriarche,
Au lieu d’un fils qu’il aime, une robe de sang?!
Rapportons-en le blé, l’or, la laine et la soie,
Avec la liberté, fruit qui germe en tout lieu?;
Et tissons de repos, d’alliance et de joie
L’étendard sympathique où le monde déploie
L’unité, ce blason de Dieu !

Roule libre, et grossis tes ondes printanières,
Pour écumer d’ivresse autour de tes roseaux? :
Et que les sept couleurs qui teignent nos bannières,
Arc-en-ciel de la paix, serpentent dans tes eaux !

.

.

bandeau_de_liaison_blog

Posté par hymne francais à 23:16 - hymne de Lamartine - Commentaires [0] - Permalien [#]

04 mars 2009

Version Gérard Woillet

texte_de_Woillet

Posté par hymne francais à 16:30 - Version Gérard Woillet - Commentaires [0] - Permalien [#]

05 mars 2009

Monod

buste_MonodThéodore André Monod,

Né le 9 avril 1902 à Rouen . Fils d'un pasteur et théologien protestant dont l'influence spirituelle l'a beaucoup marqué. Il entre au Muséum d'histoire naturelle dès 1922, puis y soutient sa thèse en 1926. Il découvre le continent africain grâce à deux missions de recherche. Il parcourt le Sahara occidental pendant plus d'un an : le zoologiste devient géologue, botaniste, archéologue, préhistorien... En 1930, son service militaire le mène au Sahara algérien : ses recherches sont définitivement orientées vers une région du monde dont il est devenu un éminent spécialiste. Désormais, les voyages se succèdent. En 1938, Monod est affecté à Dakar pour créer un institut de recherche. Sous son impulsion, l'Institut français d'Afrique noire devient un très grand centre scientifique. De 1953 à 1964, il parcourt 5200 km à pied et à dos de chameau, à travers le Sahara occidental. Il poursuit aussi ses recherches sur la faune marine : il est nommé directeur du laboratoire des Pêches d'outre-mer, au Muséum en 1942, puis élu à l'Académie des sciences en 1963. Considéré par ses pairs comme un des meilleurs spécialistes de poissons et de crustacés, Monod était aussi un écologiste chrétien antimilitariste et engagé.

Il s'éteint à 98 ans,

le 22 novembre 2000, à Versailles.

.

.

blason_MonodThéodore Monod

Scientifique naturaliste, explorateur, érudit et humaniste français. Il est « le grand spécialiste français des déserts », « l'un des plus grands spécialistes du Sahara au XXe siècle » et « bon nombre de ses 1 200 publications sont considérées comme des œuvres de référence »[1].

En 1975, puis en 1977, Monod s'engage dans les colonnes du Monde contre l''« appel au meurtre» que constitue notre hymne national.

.

"La Marseillaise "

Notre fête nationale va(...) nous réga­ler de défilés militaires et de ces flonflons guerriers dont Einstein disait : « Celui qui est capable de marcher derrière une musique militaire n'a pas besoin d'un cer­veau : une moelle épinière lui suffit. »

Elle va [aussi] nous gratifier d'une sur­abondante ration de Marseillaise, en nous obligeant à reconnaître, voire, pour beau­coup, à découvrir que la France, la France pacifique, lumière des nations, flambeau des peuples, avant-garde de la fraternité universelle, la France ceci, la France cela, n'a pas de chant plus officiel et plus sacré qu'un appel aux armes, aggravé d'un refrain sanguinaire et raciste.

Personne ne s'en émeut, personne même (circonstance atténuante ?) ne s'en aperçoit. Et pourtant, l'évidence crèverait les yeux d'un enfant, car accepter qu'il existe des sangs «impurs », et qu'il importe d'en «abreuver» la terre, c'est tout de même un peu gros pour ne pas être remarqué, non?

Je sais bien - et c'est la réponse habi­tuelle à notre émotion - qu'on chante sans comprendre et en tous les cas sans réflé­chir : belle excuse, en vérité ... En fait, le cas serait alors plus gravé encore.

On admettrait, en le déplorant, qu'un Etat raciste ait la triste franchise de réci ter son credo, mais voir un pays se disant foncièrement pacifique contraindre d'in­nocents bambins à chanter un péan et un appel au meurtre, cela passe l'imagina­tion.

Ne serait-il pas temps, grand temps, de mettre fin à une contradiction de pareil calibre? Les projets de Marseillaise "humanisée" et "pacifiée" ne manquent pas depuis Victor Hugo et il en est d'ex­cellents. La mélodie serait, elIe, évidem­ment conservée.

On serait d'ailleurs heureux de savoir combien il y a de par le monde d'hymnes natio­naux osant faire de la guerre un idéal et du sang versé un quasi religieux sacrement.

*

*

bandeau_de_liaison_blog

Posté par hymne francais à 18:33 - Article de Théodore Monod - Commentaires [1] - Permalien [#]