La Républicaine, ou chant républicain

Les paroles de notre hymne ne reflettent plus les valeurs de notre République. Le chant de la Nation doit prendre sa forme dans les symboles de la démocratie : liberté, égalité, fraternité. Blog géré par l'association La nouvelle Marseillaise.

04 novembre 2010

Parodie de la Marseillaise, par les Carmélites de Compiègne, en 1792

logo_carm_litesLes carmélites de Compiègne, en pleine Terreur, sous le gouvernement de Robespierre, sont condamnées à mort, pour avoir continué leur vie religieuse, alors interdite.

L’acte d’accusation est signé du 16 juillet 1792, fête de Notre-Dame-du-Mont-Carmel.

Elles sont conduites à l'échafaud, le 14 septembre 1792, début du grand carême carmélitain.

Les carmélites ont offert leur vie pour apaiser la Terreur et obtenir la paix, pour la France et l’Eglise.

Les sœurs chantent alors la parodie de la Marseillaise, écrite par sœur Julie-Louise-de-Jésus.

Livrons nos cœurs à l’allégresse,
Le jour de gloire est arrivé
Loin de nous toute faiblesse
Voyant l’étendard arrivé (bis)
Préparons nous à la victoire
Marchons tous en vrai conquérant
Sous le drapeau d’un Dieu mourant
Courons, volons tous à la gloire
Ranimons notre ardeur
Nos corps sont au Seigneur
Montons, montons à l’échafaud
Et rendons-le vainqueur.

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Posté par hymne francais à 18:08 - Parodie des carmélites de Compiègne, en 1792 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    La Marseillaise des carmélites n'est pas une parodie

    Ce n'est pas une parodie mais une formidable confirmation de leur foi !
    C'est étrange, dans leur prison puis dans leur charrette qui les emmène de la conciergerie à la place du trône renversé (l'actuelle Nation à Paris), le 17 juillet 1792 elles ont côtoyé Jean-Frédéric Edelmann ,musicien célèbre à cette époque, pourtant acquis aux idéaux de la révolution et lui aussi condamné à être décapité.Or les dernières recherches sur l'origine de la musique de la Marseillaise convergent vers lui. Il a composé de nombreuses œuvres pour clavecin et piano forte dont en particulier '' l'oratorio Esther '' joué à l'opéra de Paris en 1781 soit dit en passant 6 ans avant Grisons maître de chapelle à Saint Omer. D'après des témoignages, un passage de la musique de cet ''oratorio Esther" d' Edelmann serait la musique de notre Marseillaise.
    Contrairement à ce qui est avancé partout Ignace playel n'a pas pu aider Rouget pour la musique car il était à Londres depuis un an et n'est revenu qu'en Mai 1792 à Strasbourg.
    Les carmélites de Compiègne ont été assassinées (n'ayons pas peur des mots) vers 8 heures du soir le 17 juillet (et non le 14 sept !). Jean-Frédéric Edelmann était du même convoi.
    Leurs corps furent jetés dans la fosse commune n° 2 de l'actuel Cimetière de Picpus (toujours visible) près de la place de la nation avec 3000 autres suppliciés par Guillotine (pour la période de juin et juillet 1792 uniquement ! ).
    Ceux qui s'adonnent à l'art (ô combien ingrat et difficile) de la poésie et de la musique ne peuvent passer à coté de la puissance et la qualité des vers des carmélites.
    Merci à ce blog pour les faire sortir un peu de l'oubli !
    Sylvain.M.

    Posté par Sylvain, 13 septembre 2013 à 11:20

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